

Nous avons tous entendu parler d'une méthode de multiplication à grande échelle: La multiplication In Vitro (Vitro cultures).
Ce chapitre n'a pas la prétention d'essayer de vous apprendre à réaliser de telles opérations réservées à quelques professionnels, j'ai juste l'espoir de vulgariser un peu cette technique qui a un air de famille avec le clonage et la multiplication cellulaire en éprouvette.
Au moins cela aidera à comprendre toutes ces manipulations cellulaires et à quoi cela peut être utile.
Ci contre, vous avez en image toutes les phases d'une de ces techniques réalisées sur une orchidée; genre sur lequel est fait énormément de recherches pour trouver toujours et toujours de nouvelles couleurs puis multiplier en un très grand nombre d'exemplaires très très vite pour la mise en marché.
Ce terme est appliqué à toute culture sous verre, qu'elle soit faite en tube, en coupelle ou en bocal, sur un milieu nutritif dans un endroit stérile.
Il s'agit de prélever un très petit fragment de tissus végétal, de le mettre sur le milieu nutritif appelé vulgairement "sauce" et le mettre dans un milieu protégé dans les meilleures conditions d'hygrométrie, de chaleur et de lumière pour générer une plantule qui sera adapté dans un milieu traditionnel.
Il faut savoir que chaque fragment cellulaire a un noyau qui possède tout le patrimoine génétique du pied mère et il recrée donc des végétaux identiques.
- Régénération sanitaire pour les plantes fragiles et trop cultivée tel que le Fraisier, le Chrysanthème, Pélargonium, Oeillet, Ficus Benjamina, Lyrata, Gerbera, Gloxinia, Pomme de terre... etc.
- Multiplication beaucoup plus rapide que n'importe quelle autre méthode de multiplication dans les espèces peu fécondes.
- Conservation des espèces en voie de disparition.
- Gain de place car il suffit de très peu de pieds mères.
- Homogénéité de la production car toutes les plantes sont strictement identiques.
- Création de nouveautés par croisements génétiques
- ...etc
- Risques de mutation si la technique n'est pas suffisamment contrôlée et le mutant est alors multiplié des millions de fois.
- Le procédé est plus cher qu'une multiplication normale.
- N'est pas vraiment possible avec tous les végétaux...il est quelques fois très difficile de fabriquer la bonne "sauce".
Je ne vous citerai que les principales :
- La culture de
méristème (
cellule mère neutre pouvant muter en n'importe quelle autre cellule)
très utile pour la régénérations des plantes sujettes aux virus tel que
les fraisiers (apparition de taches noire dans les feuilles).
Il faut prélever une minuscule partie du méristème se trouvant dans le bourgeon terminal car cette infime partie n'est jamais contaminée, à l'aide d'outils aseptisés et mis sur un support désinfectés. C'est donc avec ce prélèvement que l'on produit un pied mère sain.
- La micro propagation qui part d'un pied mère régénéré, sain et indemne de virus ( comme ci dessus) pour faire une multiplication en très grande quantité de plantes identiques au pied mère.
Il comprend, de l'eau, du sucre, des vitamines, des micro éléments, du agar agar (extrait d'algues), gélose transparente.
Tout cela est préparé dans un ordre précis avec des dosages en fonction du milieu à créer. On stérilise ce milieu qui peut ensuite se garder plusieurs jours avant utilisation.
- 1 Nous partiront d'un prélèvement d'un minuscule morceau de tissus végétale prélevé sur un pied mère issue d'une culture de méristème, dans un milieu aseptisé que nous mettons sur la solution adéquate dans un e éprouvette qui est maintenue fermée pour raison d'hygiène. Il est mis dans une armoire saturée en hygrométrie avec une température constante de 22 à 25° et éclairé pendant un minimum de 15 heures.

- 2 Après 7 à 8 semaines passées dans cette "couveuse", le minuscule fragment, par la multiplication de ses cellules, est devenu un amas de feuilles très très petites. Il faut sortir cet amas de micro feuilles pour les diviser au microscope et remettre chaque micro feuille dans une nouvelle éprouvette et remis dans notre armoire aseptisée, bouchon mis pour une nouvelle durée de 5 à six semaines. Nous retrouvons de nouveau un amas de mini plantules, qu'il faut diviser de nouveau au microscope pour le repiquer dans une coupelle plus grande.

- 1 Cette fois nous allons repiquer dans cette coupelle, sur un support un peu plus riche nos futures nouvelles plantes.
- 2 Ces plantules vont de nouveau rester 5 à 6 semaines dans leur nouveau flacon toujours fermé pour les mettre à l'abri de toute contagion possible.
Pendant cette période, elles vont grandir et on va constater les premières émissions de petites racines pour ressembler à de véritables jeunes plantes.
Il est maintenant l'heure de sortir de ce milieu aseptisé pour intégrer le système traditionnel qui est la dernière phase difficile avant le circuit traditionnel.
Cette période est compliquée car il faut maîtriser dans une serre ( qui est bien plus volumineuse que notre armoire "couveuse"):
- le climat pour que l'hygrométrie soit élevée et constante, le système FOG (brouillard artificiel) est utilisé, chauffage réglé à 20° avec une toile protectrice contre le soleil pour habituer ces plantules fragiles aux conditions normales de culture. C'est en fait une mise en situation à l'étouffée comme je l'indique dans le bouturage et le semis.
- Le substrat
qui est celui d'un terreau de multiplication
traditionnel, dont le ph tient compte de la demande de la variété de la
plante, très fin pour permettre l'émission des premières racines. Très
bien drainé et mélangé à de la perlite pour garder l'humidité et la
légèreté. Il doit être totalement désinfecté par vapeur ou tout autre
méthode.
- L'état sanitaire doit rester irréprochable pendant les premières semaines, fongicide contre les champignons qui sont les plus rapides à s'installer.
Dès que les plantes atteignent le niveau de jeune plante vendable, elles sont expédiées pour être revendues en l'état ou rempotées pour production de plantes adultes.
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